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L'EQUIPEMENT DU TERRITOIRE REGIONAL
Les routes et autoroutes
La région Languedoc Roussillon
compte un réseau de 1300 km de routes nationales
et de 495 km d'autoroutes (A9, A61, A54 et A75), soit
5 % du réseau national.
Le réseau se situe principalement
dans le couloir littoral, avec l'autoroute A9 ("la
Languedocienne") en tronc commun aux axes Nord-Sud
et Est-Ouest. Elle se dédouble à partir
de Nîmes (A9 vers le nord et A54 à l'Est)
et de Narbonne (A9 "la Catalane" vers le Sud
et A61 "Autoroute des deux mers" vers l'Ouest.
Le réseau A9 est en 2X3 voies jusqu'à
Perpignan nord.
Les autoroutes A75 Clermont-Ferrand-Béziers
et A750 Clermont-l'Hérault-Montpellier sont en
partie en service ou en cours de travaux avec des chantiers
très importants (viaduc de Millau, Tunnel de
Lodève, section Pézenas-Béziers,
déviation de Saint-André de Sangonis).
Ces axes constituent l'épine
dorsale sur lesquels s'articulent :
- les voies de communication en direction
des hauts cantons : RN 106 vers Alès et la
Lozère, 112 vers le Tarn et 116 vers la Cerdagne
notamment.
- les voies de desserte "en peigne"
des villes littorales (essentiellement des routes
départementales, à l'exception de la
RN 312 vers le Cap d'Agde) et des ports régionaux
(RN 300 vers Sète, 139 vers Port-la-Nouvelle,
et 114 vers Port-Vendres).
Ces axes sont doublés par une
série de routes nationales assurant la desserte
du réseau des villes languedociennes.
La saturation de l'axe autoroutier littoral
est envisagée dans un avenir proche au droit
de Montpellier (projet de dédoublement de l'autoroute
A9 sur 30 km) et à long terme sur le tronçon
Nîmes-Narbonne malgré la mise en service
complète de l'A75 et la mise en uvre des
mesures de transfert modal prévues par les schémas
de services collectifs de transport.
Les autoroutes A54 et A61 devront également,
à terme, faire l'objet d'aménagements
de capacité par élargissement à
2X3 voies.
Plates-formes multimodales et logistique
Pour la logistique du fret, le réseau
est complété par un équipement
en plates-formes :
- la plate-forme multi-sites Pyrénées-Méditerranée,
avec notamment St Charles à Perpignan qui traite
annuellement 1,5 Mt de marchandises et le Distriport
du Boulou.
- les complexes routiers "Croix-Sud"
à Narbonne et "Km Delta" à
Nîmes,
- le site d'Eurogare à Montpellier
sur le site de l'aéroport
Les voies ferrées
Le réseau ferroviaire atteint
1 400 km dont 988 ouverts au transport de voyageurs
et 752 électrifiés, ce qui fait du Languedoc
Roussillon un région bien dotée.
Le réseau est organisé
autour d'une artère principale entre la vallée
du Rhône et la frontière espagnole, implantée
le long de la plaine littorale, et sur laquelle viennent
s'articuler plusieurs pénétrantes.
L'artère principale supporte
un important trafic, tant de marchandises que de voyageurs,
entre l'Europe du Nord, la Suisse, l'Italie et le nord
de la France d'une part, le sud-ouest et l'Espagne d'autre
part.
Il est également le siège
d'intenses relations intra-régionales, particulièrement
entre Nîmes et Béziers. Le trafic dépasse
18 000 voyageurs/jour et 50 000 tonnes brutes/jour sur
la section la plus chargée. L'activité
fret régionale est de l'ordre de 9 millions de
tonnes avec des expéditions et des arrivages
proches de l'équilibre.
L'artère principale est dès
à présent saturée et ne permet
ni le développement de transport de marchandises,
ni celui du transport express de voyageurs.
Les mises en service de la LGV "Méditerranée"
jusqu'à Manduel (Gard) en juin 2001 et à
moyen terme, du tronçon international Perpignan-Figueras,
du contournement à grande vitesse de Nîmes
et Montpellier sont fondamentales pour la région
et pour les trafics ferroviaires internationaux. Les
lignes nouvelles sont conçues pour la mixité
de circulation trains de voyageurs et trains de fret.
Le transport aérien
Le transport aérien régional
reste tourné vers Paris à partir de Nîmes,
Perpignan, Béziers et même à partir
de Montpellier. La libéralisation de l'espace
aérien européen a permis à la Compagnie
Ryanair de relancer Carcassonne puis de venir apporter
un regain de trafic à Perpignan et Nîmes.
Montpellier-Méditerranée,
dans le peloton des 10 premiers aéroports français,
a compté 1,7 million de passagers, pendant que
Perpignan-Rivesaltes, au 2ème rang régional,
approche le demi-million.
Le fret aérien (Poste comprise)
à forte valeur ajoutée est de l'ordre
de 10 000 tonnes, l'aéroport de Montpellier réalisant
plus de 90 % de cette activité.
Face à une saturation possible
des grands aéroports méridionaux, les
disponibilités en capacité de Montpellier,
tant dans le domaine des passagers que dans celui du
fret, sont un atout important.
Les voies navigables
Le canal du Rhône à Sète
accueille annuellement entre 150 et 200 milliers de
tonnes de marchandises. Céréales et tourteaux
de céréales constituent 60 % du fret fluvialisé.
Avec son accès direct et protégé
au port de Sète, il est, pour certains trafics,
une alternative aux autoroutes et axes ferroviaires
du couloir languedocien et du sillon rhodanien.
La région dispose également sur le Rhône
d'un port fluvial dans le Gard à l'Ardoise, qui
permet l'embarquement des produits et colis lourds du
bassin d'Alès (ferrochrome et dérivés,
charbon) son activité, voisine de 100 000 tonnes
par an, reste très spécialisée.
Les ports maritimes
Trois ports régionaux s'ouvrent
sur la méditerranée :
- deux, Sète et Port-la-Nouvelle,
sont d'intérêt national
- un, Port-Vendres, d'intérêt
départemental
Cet ensemble portuaire produit annuellement
entre 6 et 7 millions de tonnes de marchandises.
Sète, qui réalise un peu
plus de 4 millions de tonnes, est fortement importateur
avec notamment des hydrocarbures, de la bauxite, des
vracs agroalimentaires. A l'exportation, on note en
particulier les céréales et tourteaux
pour l'alimentation animale.
Port-la-Nouvelle, dans l'Aude, assure
régulièrement 2,5 millions de tonnes et
se caractérise par des flux assez équilibrés,
avec des hydrocarbures à l'import et des céréales
à l'export.
Port-Vendres, spécialisé
dans la manutention des fruits frais et produits de
l'agroalimentaire, se tenait au-dessus de 200 000 tonnes
par an avant de connaître un revers dans l'importation
de son produit phare : la banane.

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