La politique de la
ville menée en Languedoc-Roussillon s'inscrit dans
le cadre du Contrat de Plan pour la période 1994-1999.
Elle concerne huit villes : 7 contrats de villes signés
entre l'Etat et les villes de Narbonne, Carcassonne,
Béziers, Sète/Frontignan, Montpellier, Perpignan et
Nîmes auxquels s'ajoute un PACT urbain qui concerne
13 communes du bassin d'Alès.
Les quartiers sélectionnés
pour la politique de la ville au niveau régional totalisent
152 000 habitants. Les taux de chômage de ces quartiers
varient de 24 à 38 % de la population active. Actuellement,
on estime à 3 ou 4 % de la population totale des villes
concernées le nombre de bénéficiaire du R.M.I.
Les contrats de ville
font suite aux opérations de développement social
des quartiers menées au cours des IX et X èmes plans.
Ils sont centrés autour de la lutte contre les processus
d'exclusion et la réinsertion dans la ville des quartiers
en voie de marginalisation, comportent des actions
spécifiques en faveur des quartiers, mais traitent
aussi des relations entre l'agglomération urbaine,
la ville-centre et les quartiers (logement, désenclavement,
prévention de la délinquance et sécurité urbaine,
formation et emploi..). Le PACT urbain, en plus des
objectifs poursuivis par le contrat de ville, s'attache
au traitement des friches industrielles, aux aspects
liés à la requalification urbaine et à la revitalisation
économique.
Ces dispositifs impliquent
l'Etat, les collectivités territoriales (ville, département,
région), les organismes HLM, le Fonds d'action sociale,
la Caisse des Dépôts et Consignations, la CAF, les
associations et les habitants des quartiers.
Une enveloppe de 417
MF a été prévue au Contrat de Plan. Elle se décompose
comme suit :
- Etat : 207 MF
- Conseil Régional : 45 MF
- Conseils Généraux : 35 MF
- Villes concernées : 130 MF
De fait, les crédits
affectés à la politique de la ville par les différents
partenaires de 1994 à 1997 ont largement dépassé les
prévisions du Contrat de Plan 1994-1998, si l'on tient
compte de tous les outils d'intervention de l'Etat,
et notamment l'aide à la pierre. Ils se montent à
1,4 milliard de F auxquels il faut ajouter 509 MF
de prêts consentis par la Caisse des Dépôts et Consignations
jusqu'au 31 décembre 1998.
La répartition des
crédits mis en place est la suivante :
- 168 MF de crédits contractualisés
Etat
- 459 MF de crédits non contractualisés
Etat
- 19 MF du Conseil Régional
- 50 MF des Conseils Généraux
- 252 MF des communes
- 101 MF de la CAF
- 26 MF du Fonds d'Action Sociale
- 170 MF des bailleurs sociaux (HLM)
- 10 MF de fonds européens
- 75 MF d'autres financeurs (CPAM,
CDC)
Chaque année est réalisé
un bilan des actions par les signataires des contrats
de ville.