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Mission interministérielle d'aménagement

du littoral du Languedoc-Roussillon

Grands projets

 

Lido Sète-Marseillan

Le projet d’aménagement du lido de SETE à MARSEILLAN constitue l’opération phare du programme de réhabilitation des 8 sites côtiers emblématiques retenus par le CIADT du 13 décembre 2002.

 

Compte tenu de ses enjeux, il fait l’objet, depuis son origine, d’un soutien important des services de l’Etat, au plan financier comme au plan technique (Assistance à Maîtrise d’Ouvrage).

Situation actuelle
Lido Sète-Marseillan

Le lido de SETE à MARSEILLAN est une bande sableuse de 11 km de longueur et de 1 à 2 km de largeur, qui sépare l’Etang de Thau de la mer. Espace emblématique du littoral languedocien, il présente un fort intérêt écologique, notamment sur sa façade vers l’étang. Traversé par une voie ferrée à haut trafic (ligne Bordeaux – Nice) et une voie littorale importante (ex RN112 déclassée en 1998) reliant SETE à MARSEILLAN et AGDE, il abrite des activités économiques importantes : tourisme balnéaire, camping 4*, viticulture et usine d’embouteillage de vins de Listel.

Le site subit une forte érosion côtière (perte de 45 ha entre 1954 et 2000), aggravée par la présence de la route littorale construite en haut de plage. Cette érosion a, depuis les grandes tempêtes de 1982 et 1997, un impact important sur les activités présentes sur le lido et peut remettre en cause, à terme, leur pérennité. Elle se traduit surtout par des coupures de plus en plus fréquentes de la route, qui nécessitent, chaque année, des interventions lourdes et coûteuses (enrochements).
Par ailleurs, la présence de la route encourage, en été, une fréquentation touristique aussi forte (plus de 800 000 visiteurs par an) qu’anarchique, avec le stationnement le long de la voie, presque sur la plage, de milliers de véhicules et de camping-cars, qui accentuent l’image très dégradée du site.
Objectif de l’opération
Les études menées, depuis 2001, par les communes de SETE et de MARSEILLAN ont mis en évidence la nécessité de procéder au recul stratégique de la route littorale, comme seule solution pour une protection durable du lido.

Fortement portée par l’Etat à travers la Mission Interministérielle d’Aménagement du Littoral et le Service Maritime et de Navigation, la réflexion a, depuis lors, été menée avec l’ensemble des partenaires concernés, en s’inspirant notamment de la méthodologie des Opérations Grands Sites et des principes de Gestion Intégrée des Zones Côtières (GIZC).

Elle a permis de faire émerger un projet partagé, avec la signature d’une charte d’objectifs et une première phase de concertation publique, en novembre 2003, et un maître d’ouvrage, la Communauté d’Agglomération du Bassin de Thau.

Le projet vise à reculer la route littorale en arrière du cordon dunaire, le long de la voie ferrée. Ce recul doit permettre de :
- reconstituer une large plage de plus de 70 m et son système dunaire, pour rétablir un fonctionnement normal de la plage et assurer une protection durable contre l’érosion ;
- recréer une voie littorale traitée comme une voie de découverte du lido (et non plus une voie à grande circulation), le long de laquelle le stationnement sera rendu physiquement impossible (plots, barrières, plantations) ;
- mettre fin au stationnement anarchique et dangereux, en créant trois poches de stationnement pour une capacité totale de 3000 places ;
- différentier trois types de plage (toutes accessibles aux handicapés), en fonction de leur niveau d’équipement et de leur accessibilité :
- une plage centrale sauvage et naturelle accessible uniquement à pied, en navettes et en vélo
- deux plages semi-naturelles, dotées d’équipements de base et d’aires de stationnement : Château de Villeroy et Castellas ;
- deux plages urbaines aux deux extrémités ;
- développer les déplacements doux, en créant une navette de desserte en site propre connectée au réseau urbain et une piste cyclable en arrière du cordon dunaire ;
- requalifier les milieux naturels dégradés (reconstitution de la digue des anciens salins, nettoyage généralisé…) et aménager des lieux de découverte et d’interprétation des paysages et des milieux, permettant aux visiteurs de comprendre la richesse et la diversité du lido, sans pour autant favoriser une fréquentation anarchique des espaces de bord d’étang ;
- conserver des conditions d’exploitation viables pour l’activité viticole, élément clé du paysage du lido et de la gestion du site ; assurer le maintien des activités économiques présentes sur le lido (INRA, usine Listel et camping du Castellas).
Avancement de l’opération et plan de financement
Le montant de l’opération est estimé à 50,6 M€ HT, se répartissant comme suit :
- 2,645 M€ HT pour la phase conception,
- 48 M€ HT pour la phase réalisation, répartie en trois tranches de travaux sur quatre années.
Des opérations connexes ont d’ores et déjà été engagées :
- l’aménagement du carrefour et du parking de Villeroy, qui marqueront la transition entre le site et la ville (910.000 € avec un financement de 162.000 € au titre du FNADT DGIL, complété par 293.000€ de FEDER),
- la reconstitution et la protection de la plage au droit de l’opération d’aménagement urbain du triangle de Villeroy (990.000 € avec une participation prévisionnelle en cours d’instruction de 99.000 € au titre du FEDER, 247.500 € au titre de la DGIL et 89.000 € au titre du CPER).
La phase conception est en cours (maîtrise d’œuvre, études d’impact…) et fait l’objet d’un double financement de l’Etat (790.000 €) et de l’Europe (530.000 € en cours d’instruction au titre du FEDER).
Le plan de financement définitif de la partie travaux est fortement tributaire de l’état d’avancement de l’opération et de la capacité de la mener à bien, en tout ou partie, avant les échéances de fin 2006 (financements Etat et FEDER).
Le calendrier prévisionnel de l’opération prévoit :
- la finalisation du projet et le lancement des enquêtes publiques nécessaires d’ici fin 2005 ;
- la délivrance de l’ensemble des autorisations administratives (DUP, autorisation loi sur l’eau…) avant septembre 2006 ;
- l’instruction définitive des demandes de financement au titre de l’Etat et du FEDER avant fin décembre 2006 ;
- la réalisation de ces trois tranches de travaux d’ici fin 2008.
Pilotage
Communauté d’Agglomération du Bassin de Thau

 

 

Restauration du site de Paulilles

 

Situation actuelle Site de Paulilles

Le site de Paulilles, ancienne friche industrielle (usine Nobel) au cœur d’un site exceptionnel, constitue un espace naturel terrestre et marin de grande qualité environnementale. La volonté des différents partenaires est de le préserver définitivement de toute urbanisation et d’en faire un site de haute valeur environnementale pour les générations futures.

Objectif de l’opération

Définition concertée du devenir du site dans le cadre d’un comité de pilotage actif : restauration du site, sécurisation des accès, ouverture au public.

Avancement de l’opération au 02 juillet 2005

Lancement d’une procédure de marchés de définition simultanés qui a abouti à différentes propositions de partis d’aménagement tant en terme de programme que de conception spatiale. Toutefois, le projet TER initialement retenu n’a pas été immédiatement engagé après son examen par la Commission Nationale Supérieure des Sites en avril 2004.

Après examen de diverses hypothèses, il a été convenu de lancer une nouvelle consultation de maîtrise d’œuvre sur la base du travail du Comité de pilotage et dans une enveloppe financière recadrée (12 M€ TTC).
Une convention de mandat a été signée par laquelle le Conservatoire du littoral, propriétaire des terrains, a confié la maîtrise d’ouvrage du projet au Conseil Général des Pyrénées Orientales.
Un groupement Alep / Cadenet / Inca / BRL a été retenu pour assurer la conduite de l’ensemble des études qui doivent être achevée avant la fin 2006. La présentation, aux membres du Comité de pilotage, de l’esquisse du projet a eu lieu en août 2005.
Une première tranche de travaux a été réalisée avant l’été 2004 ( 536 020 €) pour sécuriser l’accès au site et permettre sa réouverture pendant la période estivale.

La démarche vise à faire aboutir les études et les autorisations administratives nécessaires d’ici fin 2006 pour bénéficier des financements Etat et Feder. Le démarrage des travaux est prévu pour début 2007.

Pilotage
Maîtrise d’ouvrage : Conservatoire du Littoral ; maîtrise d’ouvrage déléguée Conseil Général des Pyrénées orientales.

 

 

Réhabilitation de la côte Ouest de Vias (34)

 

Situation actuelle Côte Ouest de Vias
Un secteur couvrant 335 ha et un rivage concerné long de 3,3 Km.

 

 

Une érosion de la plage très marquée : chaque année une partie des emplacements de plusieurs campings disparaît. Les enrochements réalisés, pour la plupart illégaux, n’ont fait qu’accélérer l’érosion. Sur plusieurs portions, la plage a totalement disparu.

Une cabanisation sauvage de plus de 3500 cabanons et mobil-homes qui s’est développée depuis plus de vingt ans et pose des problèmes d’accès , de sécurité, d’eau potable, d’assainissement et de dégradation des paysages. Une centaine de familles sont maintenant présentes à l’année.
Un PPRI en cours de mise en place qui touche l’ensemble de ce secteur situé en majorité en zone inondable.
Objectif de l’opération
Reconquérir la bande des 100 m pour y remodeler un cordon dunaire, mode de gestion naturel de l’érosion.

Réaménager l’ensemble du secteur :

- en reconstituant, en zone rétro-littorale, les surfaces perdues par les campings dans la bande des 100 m,

- en structurant cette zone d’urbanisation légère et en clarifiant juridiquement les conditions d’utilisation des sols.

Avancement de l’opération au 1er septembre 2005
une étude pré-opérationelle été confiée au groupement SCE – Créocéan – FIT Conseil, a permis d’élaborer un plan directeur de réhabilitation de la Côte Ouest, ainsi qu’un montage juridique, financier, fiscal et opérationnel de l’opération.
la commune à mis en place un « périmètre d’études » et fait jouer activement son droit de préemption tant sur la bande des 100 m que dans la zone 5 NA.
Le Conservatoire poursuit également une politique d’acquisitions foncières dans la bande des 100 m.
Les études et les acquisitions foncières sont financées par la DGIL.
Une étude plus fine des phénomènes d’érosion à l’échelle de la cellule sédimentaire, confiée à SOGREAH, est engagée sous maîtrise d’ouvrage de la Communauté d’Agglomération Hérault-Méditerranée. Les conclusions, attendues pour mars 2005 seront rendues définitives en septembre 2005. Elles tendent à privilégier à long terme une solution de recul stratégique, avec reconstitution d’un cordon dunaire. Dans l’attente de la mise en œuvre d’une solution à long terme, sont préconisés, à court terme, le recul hors du DPM et la mise en place de boudins géotextiles pour limiter l’impact de l’érosion.
La commune a répondu à l’appel à projet de la Mission Littoral et s’est portée candidate pour lancer une politique de traitement du phénomène de cabanisation sur la Côte Ouest de Vias. Plusieurs actions sont en cours pour informer et sensibiliser ; interrompre la propagation du phénomène (interdiction des raccordements réseaux, verbalisation des infractions…) et proposer des solutions aux familles qui y résident de manière permanente.
Pilotage
La Communauté d’Agglomération Hérault Méditerranée est maître d’ouvrage de l’étude à l’échelle de la cellule sédimentaire.
La commune de Vias est maître d’ouvrage des actions liées au traitement du phénomène de la cabanisation.

 

 

 

Opération Grand Site Camargue Gardoise

Situation actuelle

 

Grand Site Camargue Gardoise

 

 

Trois sites classés majeurs, à forte valeur patrimoniale, emblématiques de cette partie du littoral languedocien : marais de la Tour Carbonnière, remparts d’Aigues Mortes, plage de l’Espiguette, qui fonctionnent de façon autonome.

Une sur-fréquentation touristique sur les deux derniers sites en haute saison qui génère d’importants problèmes de stationnement et d’accessibilité.
Des aménagements qui portent atteinte à la qualité des paysages : cave coopérative d’Aigues Mortes, stationnement de l’Espiguette.
Objectif de l’opération
Affirmer l’identité du Grand Site de la Camargue Gardoise et mettre en relation les sites classés.
Requalifier les sites et les paysages emblématiques.
Mettre en œuvre une gestion concertée des sites et des milieux.
Promouvoir les activités et les productions locales.
Avancement de l’opération au 1er septembre 2005
Lancement de l’Opération Grand Site en 1998 et mise en œuvre des études préalables nécessaires : fréquentation de la plage de l’Espiguette et d’Aigues Mortes, mise en valeur paysagère de la plage de l’Espiguette, valorisation des activités et productions locales, restauration et mise en valeur des marais de la Tour Carbonnières.
Passage en commission des sites, départementale puis nationale, à l’automne 2003.
La mise au point du programme de l’opération Grand Site de la Petite Camargue se poursuit. Les crédits de la DGIL et du FEDER ont permis de financer les études d’avant projet nécessaires pour le passage à la phase travaux, en particulier l’étude APS pour le réaménagement des abords des remparts d’Aigues-Mortes, les abords de la Tour Carbonnière, mais également le plan de gestion des marais de la Tour Carbonnière et des travaux de restauration de l’étang de la Marette.
La démolition de la cave coopérative, « verrue » au pieds des remparts unanimement décriée depuis 1913, doit constituer la première action forte préalable à la mise en œuvre de l’OGS. Elle bénéficie de financements du Ministère de l’Ecologie, du ministère de la Culture et de la DGIL (démolition et restauration du site).
Le projet de piste de cyclable reliant l’Espiguette au Grau du Roi, sous maîtrise d’ouvrage Conseil Général, a été lancé en octobre 2004.
Le parti d’aménagement du littoral du Grau-du-Roi a été arrêté le 19 mai 2005. Il distingue deux types de mesures, celles concernant la gestion de l’érosion du trait de côte, celles concernant la prévention du risque d’inondation par submersion marine.
Pilotage
Syndicat mixte pour la Protection et la Gestion de la Camargue Gardoise, en lien avec les communes du Grau-du-Roi, d'Aigues-Mortes, de St Laurent d’Aigouze et la communauté de communes de la Petite Camargue.

 

 

 

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